Note d'intention de Laurent Ballesta

D’abord une évidence : je fais des photos parce que je suis plongeur et qu’une plongée est toujours trop courte. Sous l’eau, on ne peut qu’aller et revenir. Dès lors les photos deviennent un palliatif, elles prolongent ces trop brèves immersions.

Je fais aussi des photos pour ne pas être pris pour un conteur de fable. Ce que je vois me semble tellement extraordinaire, les photos prouvent que cet univers est bien réel.

Enfin je fais des photos parce que c’est un formidable antidépresseur. Il est parfois difficile de voir autre chose que ce flot d’hécatombes et de menaces qui touchent l’environnement marin… En tachant de sublimer la vie

marine, je me prouve à moi-même, en le prouvant aux autres, que ce n’est pas trop tard, qu’il y a encore matière à s’émerveiller.

Tant mieux si ça marche parce qu’au-delà du plaisir je serais content si mon travail avait du sens… Après tout, on peut toujours rêver et une photo n’a jamais pollué un écosystème…

Ramener à la surface ce qui j’y voie de vie : mon travail photographique est d’ordre naturaliste : inventorier et illustrer la biodiversité. Mais quand la passion s’en mêle, on désire mettre en image plus que ce que l’on y voit : ce que l’on y ressent.  

Bercé de cette lumière amoindrie et torturée, une lumière

comme épuisée parce que donneuse de vie, je veux aussi mettre en image cette continuité qu’il y a entre la lumière qui tombe du ciel et cette vie qui monte vers la surface, l’une nourrissant l’autre. La lumière du ciel qui se transforme en vie océanique comme si l’un devait disparaître pour l’essor de l’autre.

En somme, tout simplement, montrer l’être vivant dans son écosystème.

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