Expéditions naturalistes

Laurent Ballesta explore en plongée autonome la zone crépusculaire située entre 100 et 200m de profondeur. Ces expéditions humainement et techniquement très engagées, ont d'ores et déjà permis de d’observer et illustrer pour la première fois des dizaines d’espèces à travers le monde, de récolter des images exceptionnelles du Nautile dans son habitat diurne, ou plus récemment du mythique Coelacanthe, cet incroyable et inaccessible fossile vivant (« à la rencontre du plus vieux poisson du monde » ; documentaire TV en cours de production)... Pourquoi ces explorations dans la zone crépusculaire ?

D'abord un constat

Depuis Cousteau, qui a ouvert la voie de l’exploration des

océans, la plongée a connu une démocratisation fantastique qui permet à tout un chacun de renouveler les observations de l’illustre aïeul… disons jusqu’à 60 m de profondeur.

Une révolution technologique

Un nouveau scaphandre autonome est né à la fin des années 90 : le scaphandre recycleur électronique. Grâce à cet équipement sophistiqué, et pour tout dire révolutionnaire,  la porte d’un nouvel espace de liberté a été ouverte.  Le seuil de cette porte a été franchi progressivement, année après année. Améliorant sans cesse nos techniques et notre matériel depuis 10 ans, nous avons vu apparaître petit à petit un espace vierge d’exploration pour cette nouvelle catégorie de plongeur : la zone aphotique.

Un nouvel univers à explorer

La zone aphotique, située au delà de 100 mètres de profondeur,  à pour caractéristique d’être plongée en permanence dans la pénombre. Ecologiquement, c’est une barrière nette qui sépare les abysses de la surface. Concrètement ce sont de nouveaux paysages et de nouveaux animaux qui deviennent accessibles.

Le choix d’une plongée « extrême »

Pourquoi plonger profond ? Parce que l’océan est profond…mais pas seulement… Les plus grands himalayistes, ces « conquérants de l’inutile », qui grimpent les plus hauts sommets sans oxygène, pour le seul plaisir de l’avoir fait, ont toujours eu du mal à se justifier des risques encourues. Si les risques sont aussi importants, plonger profond bénéficie

au moins de l’alibi de sa finalité : contribuer à illustrer la biodiversité de notre « planète mers ». Alors pourquoi plonger profond ? Parce que nos patrimoines des ténèbres méritent aussi d’être mis en lumière. Voici la raison de nos plongées déraisonnables.

Des plongeurs pilotes

Plus de bulles, plus d’air comprimé, le plongeur a changé totalement d’allure. Les risques sont bien réels. Il doit être entrainé physiquement, maitriser de nombreuses techniques, faire preuve de sang froid et d’une grande rigueur. Son scaphandre est équipé d’un ordinateur de bord qui gère la composition de son mélange respiratoire ternaire à base d’Hélium. Des diodes de couleur situées devant le masque signalent toute anomalie, le plongeur se prend pour

un cosmonaute à la rencontre du 3ème type…

Un fabuleux potentiel de découvertes naturalistes

Serpent marin et fossiles vivants… voilà des éléments tenaces de l’imaginaire populaire, des mythes derrière lesquels se cachent souvent des animaux bien réels, extraordinaires certes, rares et discrets sans doute, mais surtout difficilement accessibles jusqu’ici car inféodés à la zone aphotique… Et quels animaux ! Coelacanthe (fossile vivant), Roi des Harengs (à l’origine de la légende du serpent de mer), Nautiles, requins griset et anges de mer de Méditerranée… des face à faces à venir simplement fabuleux dont l’esprit s’inscrit dans la tradition des grandes expéditions naturalistes du XIXème siècle. 

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Alcyon palmier, île de Lifou Plongée à la rencontre du phoque léopard, Peninsule antarctique
Alcyon palmier, île de Lifou
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